Patrimoine

Balade au pays des Fourmis

Cette première balade de l’été se veut conviviale, facile d’accès, dans un cadre bucolique et varié. Placée sous le signe de la nature, elle ouvre également des perspectives sur l’histoire de la commune de Fulleren, dont les habitants sont surnommés les Fourmis.

Rendez-vous au centre du village, près de la mairie. Le nouveau bâtiment, inauguré en 2013, affiche ostensiblement l’emblème de Fulleren, à savoir les fourmis.

 

Dans l’entrée, une ancienne pompe à bras rappelle les temps héroïques de la lutte contre les incendies. Derrière l’édifice, un panneau conte l’histoire de Fulleren et invite à la découverte du village.

 

Guérite désaffectée

Cette découverte débutera par la rue de Hirtzbach qui conduit près de l’aire de jeux. Des enfants jouent librement sur différents agrès pendant ces premiers jours des vacances. Pour leurs aînés, un barbecue, des tables et des bancs invitent à une pause.

 

En contrebas, un petit pont permet l’accès à la forêt. Trois jeunes tilleuls ont été plantés en hommage aux anciens maires. Un panneau raconte l’histoire des sorcières de Fulleren.

 

La petite route de campagne mène vers de petits étangs privés joliment aménagés et fleuris. Les nénuphars s’épanouissent à leur surface et toute une petite faune y trouve un refuge approprié.

 

Les canards et les hérons s’envolent à notre approche, dans un grand bruissement d’ailes, tandis qu’une étrange libellule rouge volette de roseau en graminée. Sur les rives de l’étang, un petit monument religieux sollicite notre attention, de même que cette guérite désaffectée qui s’élève à l’embranchement de notre parcours.

 

Nous continuons sur la route goudronnée et pénétrons dans la forêt où une belle futaie fraîche et claire nous accueille dans une ombre bienfaisante. À environ 300 m, au bord de la chaussée, sur la gauche, se dressent d’énormes fourmilières. Un schéma explicatif nous apprend l’organisation de cette colonie qui peut compter un million d’insectes. Mais, prudence oblige, nous les observons de loin. En ce jour, les fourmis sont bien aventureuses et traversent la route en terrain conquis.

 

Un peu plus loin, sur la droite, un énorme trou dans un talus rappelle la Première Guerre mondiale. Un bref historique évoque cette période dramatique vécue par les habitants du village.

 

Nous progressons encore un peu et découvrons, à gauche de notre circuit, une petite plaque incitant à la visite du village disparu de Rossburn. Pour y accéder, il faut quitter la route et s’engager sur un sentier forestier. Nous découvrons très vite une croix sur une petite butte. Diverses inscriptions témoignent de l’emplacement de ce hameau.

 

 

À ce stade, deux options de parcours se présentent : rebrousser chemin et faire route en sens inverse ou continuer sur le sentier balisé par un anneau vert par le Club vosgien. Ce sentier nous ramène à travers bois vers les étangs. Cette promenade agréable nous a permis d’admirer une nature préservée et entretenue et de mieux connaître ce village discret et dynamique qu’est Fulleren.

Chapelle Saint-Michel

Histoire : Chapelle érigée à l'initiative de Jacques Antoine Betz, recteur de Dannemarie, décédé en 1775. Elle fut consacrée le 30 janvier en 1786, à saint Michel, par l'évêque de Bâle. Elle est située à l'emplacement du jardin du château, disparu, de la famille des Betz et fut construite avec les matériaux de l'ancienne église Saint-Michel, du village disparu de Rossburn (ou Ruschburn) , qui était située à l'emplacement où se trouve la croix (B) , dans la partie est du territoire communal. La chapelle, qui est filiale de Mertzen, a été restaurée en 1863, 1975 et 1990.
Adresse : rue Haute

Ferme

Histoire : Ferme dont le logis du 16e siècle se situe peut-être aux alentours de 1550 ; les écharpes qui étayent les poteaux corniers rappellent les constructions où le montage débutait par les angles de la maison. Le niveau supérieur du pignon a été refait et pourrait remplacer une demi-croupe.
Adresse : 2, rue de l'Ecole

Pompe à bras bicentenaire

Un peu d’histoire, nous sommes dans les années 1800, le rôle de maire comme chef de la police locale ne fut jamais aussi délicat à assumer, non seulement il veillait sur la population, mais aussi sur le patrimoine collectif et privé, une équipe de gardes (Dorfwache), qui comprenait tous les hommes valides de 18 à 60 ans, quotidiennement, selon un ordre préétabli quatre d’entre eux montaient la garde, deux se plaçaient en faction devant la prison (ancienne école rue principale) et les deux autres patrouillaient à la lueur d’une lanterne de maison en maison, ils veillaient sur les habitants,  le bétail et à la moindre lueur insolite, écartant les voleurs, ivrognes et provocateurs, les individus jugés dangereux sont confiés au cachot et interrogés par le Maire au petit jour puis libérés ou livrés aux gendarmes.

 

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Village disparu Rossburn

Lorsqu’on se penche sur le passé de nos villages de la vallée de la Largue,on éprouve rapidement un gros sentiment de frustration, car les informations sont plutôt rares dans l’ensemble. Fulleren n’échappe pas à l’incertitude générale quant à sesorigines. Le village n’est pas évoquédans les documents écrits avant le 14esiècle, et les vestiges d’époquesantérieures ne sont pas nombreux.
Pourtant, Fulleren, bien qu’un peucaché entre les deux vallées de la Largue et de l’Ill, a suscité l’intérêt de nombreux chercheurs.

 

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